Association "SOS Hortillonnages"

 

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Présentation de l'association

Diaporama présenté lors de l'Assemblée générale  2024 (réalisation B. Bréart)

 



Rappel:

 

"SOS Hortillonnages" assure une permanence, à Rivery, Salle Carpentier (Parc municipal Baudrez, derrière la mairie) chaque mercredi après-midi (en dehors des périodes de congés scolaires).

Accueil adhérents ou non sur rendez-vous


Mobilisation de l'association

Note :

Avant de lancer le débat avec le public présent au cours de cette assemblée générale, nous avons bénéficié du regard d'un des membres du conseil d'administration, Thierry Fay, enseignant, non propriétaire d'une parcelle mais sensibilisé par le devenir de nos Hortillonnages.



ARCHIVES

Assemblée générale. Janvier 2024

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Retour sur l'assemblée générale de 2024...

DIAPORAMA, en guise de compte-rendu...

Assemblée générale de 2024

De gauche à droite: Bruno Bréart, Thierry Fay, Benoît Saur, Jean-Michel Sauguret, Claudette Berville   (Photo Ch. Legris)


ARCHIVES

Assemblée générale du 12 février 2017

 

Notre compte-rendu (complété avec nos propres commentaires (textes en caractères italiques)

 

Cette association présidée par M. Jacques Thellier, a réuni ses membres, salle Carpentier mise à disposition par M. Bocquillon, maire de Rivery.

Compte–tenu de l’actualité et des vives inquiétudes soulevées par les importantes modifications attendues portant sur la prise en compte des opérations de curage et de faucardement pour l’entretien du site, le président a souhaité réserver le temps de cette réunion au traitement de ce sujet. Tous les propriétaires de parcelles à l’intérieur du site sont concernés par la nouvelle réglementation qui serait actuellement en cours d’élaboration. Une solution devrait être trouvée en effet avant le 1er janvier 2018, date de son application.

L’association, pleinement mobilisée, a été invitée avec l’ensemble des signataires de la Charte des Hortillonnages, le 2 février 2017, par Amiens-Métropole ; une réunion au cours de laquelle P. Desseaux, vice-président, a pu leur présenter la situation. Le souci, apparemment partagé par l’association et le vice-président d’Amiens-Métropole, étant de ne pas faire supporter à l’ensemble des propriétaires privés, le poids financier de l’entretien du site.

On lira avec intérêt la dernière parution du bulletin diffusé par cette association (Le CANARD n° 7 de février 2017). On y trouvera le résumé de la présentation faite lors de cette assemblée générale (ce qui nous évite d’en reprendre le contenu intégralement ici).

 

Un point d’histoire :  

Précisons ici, que le président de S.O.S. Hortillonnages ne pouvait qu’être l’un des meilleurs interlocuteurs pour échanger avec les instances présentes, dans la mesure où il a assuré, BENEVOLEMENT, et ce pendant plus de 20 ans, le secrétariat de la Commission alors chargée du curage des cours d’eau. Ajoutons que cette Commission, plus connue sous le nom de « Association Gout » du nom de son ancien directeur, n’est autre que la « Commission exécutive » mise en place par le Préfet en application du Décret du Président de la République en date du 27 novembre 1902 et portant sur « l’exécution les travaux de curage, d’approfondissement … et régularisation des canaux d’hortillonnages, en amont d’Amiens, des dérivations, bras de décharge et fossés d’assainissement, ouverts dans un intérêt général qui dépendent de ces canaux dans les communes de Longueau, Camon, Rivery et Amiens ».

Ajoutons que cette Commission exécutive était composée de 9 membres (essentiellement des propriétaires) dont un Directeur, un Directeur adjoint et un secrétaire désignés selon les modalités détaillées dans le décret.

Dans un article à venir, nous reviendrons, dans le détail,  sur l’historique des pratiques depuis l’application de ce décret. Nous nous contenterons ici de rappeler que jusqu’à ce jour, et ce depuis 2000, le curage et le faucardement des rieux des hortillonnages était assuré par les services d’Amiens-Métropole ; une convention ayant été passée entre cette collectivité et la « Commission Gout ». Trois salariés, disposant d’un équipement spécifique adapté à de tels travaux,  étaient voués à cette tâche.

 

Des inquiétudes légitimes :

L’application d’une nouvelle réglementation découlant de l’application de la Loi sur l’eau et tout particulièrement de la « gestion des milieux humides et prévention des inondations » (GEMAPI), entraineraient de fait de profondes modifications par rapport à la situation que nous avons connue jusqu’ici.

Parmi celles-ci, retenons principalement

-       la refonte de la « Commission » avec un changement de sa gouvernance. La composition annoncée pour le nouveau Bureau serait la suivante : 5 représentants des communes, 2 représentants des organismes dédiés au développement du tourisme et 2 représentants des propriétaires.

-       la recherche d’un financement pérenne qui aurait pour base une contribution des organismes impliquées dans le développement du tourisme.

 

Une mobilisation générale des associations représentant la majorité des propriétaires de parcelles dans le site… :

Bien qu’Amiens-Métropole semble s’être engagée à soutenir une gestion raisonnée (et raisonnable !) du site, rappelant son intérêt pour nos hortillonnages, il semblerait, qu’aujourd’hui, les solutions envisagées ne recueillent pas le consensus de l’ensemble des interlocuteurs. Nous ne devrions pas échapper à un véritable débat à brève échéance.

 

 

Préalablement à ce débat,

-       Nous devrions revenir sur la caractérisation des différents cours d’eau composant nos hortillonnages (le fleuve, le contre-fossé, les rieux publics, les fossés) et leur statut actuel

-       Prendre en compte le fait que les principales raisons de l’envasement de nos hortillonnages sont principalement dûs aux alluvions provenant en amont du site. Il nous semble difficile de faire supporter le coût des travaux aux seuls intervenants dans le site…

-       Définir les responsabilités des collectivités locales, territoriales, sans omettre celles de l’Etat !

-       Analyser sereinement les priorités en termes de curage. Tous les cours d’eau méritent-ils le même traitement ? Le cas de l’étang de Clermont semble être posé ?

Peut-être pourrions-nous également saisir cette occasion pour revenir sur la proposition faite par le sénateur J. Bignon (que nous avons détaillée ci-dessus dans notre  premier compte-rendu, à savoir la prise en compte de nos hortillonnages dans le cadre de la Convention Ramsar et concernant la protection des milieux humides en n’omettant pas les possibilités de financements (comme ont pu en profiter d’autres régions de France !).

La refonte envisagée entraînant prochainement la mise en place d’une Assemblée constitutive, l’association « S.O.S. Hortillonnages » prévoit de saisir l’ensemble des 1500 propriétaires.

 

Puissions-nous espérer que nos trois associations chercheront, aux côtés des autres partenaires (comme le syndicat des hortillons et maraîchers des hortillonnages, l’Association des Hortillons, les associations de pêcheurs et de chasseurs… également signataires de la Charte), trouver le meilleur compromis possible pour maintenir l’intégralité de ce site historique sans céder à la puissante pression que sous-tend le développement du tourisme…

 

Bruno BREART, Conservateur en Chef du Patrimoine émérite

 - Amiens, le 15 février 2017


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Dernière mise à jour de cette page:  le 2 avril 2025